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L’agriculture et la propriété industrielle

On ne voit pas tout de suite la relation entre agriculture et propriété industrielle, mais c’est une affaire importante. Il est surtout question de législation. Parfois on entend parler de propriété intellectuelle et souvent de propriété industrielle. Et dans les deux cas, cela répond à la question de savoir comment un inventeur peut rester réellement propriétaire de son invention. C’est-à-dire comment faire pour conserver à mon seul profit le fruit de mes années de travail de réflexion et de pratiques sur le terrain.


Mahamadi Tassembedo, directeur général du Centre national de la propriété industrielle du Burkina Faso.

Dans les pays africains, c’est l’affaire de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle. C’est un organisme intergouvernemental regroupant dix-sept États africains, chargé de protéger de manière uniforme les droits de propriété intellectuelle sur les territoires de ces États, notamment par la délivrance de titres de protection des droits de propriété industrielle.

On a le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Guinée équatoriale, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Tchad, le Togo, les Comores.

Une dernière précision, l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle a été créée le 2 mars 1977. Jusqu’en 1962 la propriété industrielle dans la plupart des États francophones membres de l’OAPI était régie par les lois françaises. Entre les deux dates, il y a eu l’Accord de Libreville du 13 septembre 1962 qui avait donné naissance à l’Office africain et malgache de la propriété industrielle.

Mamadou Alimou DIALLO pour AgroFast Guinée

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